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Confessions of a former sky God
There was a time—not so long ago, really—when I moved through airports like a minor monarch. Security queues parted at my approach. Airline staff smiled like they’d been trained at a Swiss finishing school. My boarding passes gleamed with prestige: Platinum with Air France, something equally illustrious with Lufthansa (Gold? Diamond? Element 115? Hard to recall—it was shiny and exclusive).
The trick? Two intercontinental business-class flights a month. Not exactly martyrdom, but hey, I earned those status tiers with my jetlag and in-flight champagne.
But alas, those halcyon days are gone. I haven’t just been downgraded—I’ve been disqualified. Even my humble Silver status has evaporated, dissolved into the cloud of airline loyalty purgatory.
Yes, I am now… nothing. A mere mortal among the masses.
Do I despair? Not particularly. I don’t travel as much these days. The perks were nice—especially skipping queues and scoring priority rebooking when flights went sideways—but life goes on. Still, there’s a bittersweet sting when you realise your loyalty card now opens absolutely nothing.
Back then, lounge access was the crown jewel of status. A sanctuary of soft chairs, passable snacks, and, crucially, showers. Thai Airways in Bangkok? Bliss. I once spent two hours in their lounge during a layover to Kuala Lumpur, emerging so rejuvenated I considered turning back and doing the whole trip again.
I have relatives (unnamed, for the sake of family peace) who arrive at airports scandalously early just to marinate in lounge life. They are what the travel industry affectionately terms Lounge Lizards, Jet Set Nesters, Pre-Flight Pamperers, and Shower-Before-Takeoff Society. I dabble, of course. Given the chance, I’ll absolutely sneak into a lounge for a calming whisky (medicinal purposes only—you understand).
Though amusingly, I once frequented a lounge named JJ’s Lounge. My initials. Coincidence? Possibly. Recognition of my once-lofty airborne reign? I choose to believe.
Still, even in my high-flying days, I wasn’t entirely faithful to the lounge life. Flying back from South America to Hannover via Amsterdam, I often ditched the KLM lounge in favor of the lively airport bar. Real people, real conversation, and bartenders who don’t charge you in points.
So yes, the Platinum days are long gone, and now even Silver is but a glittering memory. The red carpets no longer roll out. The lounges no longer open their frosted doors. And my frequent flyer app no longer sparkles.
But I’m not bitter. Really.
Because while my airline status may have flatlined, my stories? They still fly.
🇫🇷
Ascension et chute d’un statut de haut vol
Confessions d’un ancien Dieu du ciel
Il fut un temps — pas si lointain — où je traversais les aéroports comme un souverain. Les files d’attente se dissipaient devant moi. Le personnel au sol me souriait comme s’il m’avait reconnu (peut-être était-ce le cas ?). Mes cartes d’embarquement étincelaient : Platine chez Air France, et un statut tout aussi prestigieux chez Lufthansa (Or ? Diamant ? Kryptonite ? Je ne sais plus, mais c’était brillant et très exclusif).
Le secret ? Deux vols intercontinentaux en classe affaires par mois. Un petit prix à payer pour régner sur le ciel.
Mais hélas, ces jours de gloire sont bel et bien révolus. Je n’ai pas seulement été rétrogradé : j’ai été rayé de la carte. Même le statut Silver m’a été retiré. Disparu. Évaporé. Je suis désormais… personne. Un voyageur lambda. Monsieur Tout-le-Monde à la porte d’embarquement 26B.
Alors, est-ce que je pleure dans un terminal désert ? Pas vraiment. Je voyage beaucoup moins qu’avant. Certes, les avantages étaient agréables — surtout pour éviter les files ou pour être rebooké en priorité quand le chaos frappait — mais bon, on s’en remet.
Ce qui me manque le plus ? Les salons. Ces havres de paix, de fauteuils moelleux, de snacks tièdes et de douches salvatrices. Le salon Thai Airways à Bangkok, par exemple ? Un vrai bonheur. Lors d’une escale vers Kuala Lumpur, j’y ai passé deux heures si reposantes que j’ai envisagé de m’y installer à demeure.
J’ai aussi des proches (je ne donnerai pas de noms, mais ils se reconnaîtront) qui arrivent volontairement à l’aéroport bien plus tôt que nécessaire, rien que pour profiter des salons. On les appelle — avec tendresse — les Lézards de Lounge, les Nidificateurs de Jet Set, les Pré-Embarqueurs de Luxe, voire la Société Secrète de la Douche Avant Décollage. Ce n’est pas tout à fait mon style… enfin, pas officiellement.
Évidemment, s’il y a un bon salon et un peu de temps devant moi, je n’hésite pas. Un petit verre (ou deux) pour calmer les nerfs — purement thérapeutique, bien sûr — et me voilà prêt à embarquer avec la sérénité d’un moine zen sous tranquillisants.
Détail amusant : j’ai un jour fréquenté un salon nommé JJ’s Lounge. Mes initiales, un hasard ? Je préfère croire à un hommage discret.
Cela dit, même à l’époque où j’étais au sommet de la hiérarchie aérienne, je n’étais pas totalement fidèle aux salons. En rentrant d’Amérique du Sud vers Hanovre via Amsterdam, j’ai souvent préféré le grand bar animé de l’aéroport au salon feutré de KLM. Plus de vie, plus de rires, plus d’histoires.
Alors oui, mes jours de gloire sont derrière moi. Le tapis rouge est rangé. Les bulles ne coulent plus (sauf si je les paie). Et l’application de fidélité me regarde désormais avec indifférence.
Mais il me reste les souvenirs. Et surtout, les anecdotes.
Parce que même si mon statut a touché le tarmac… mes récits, eux, volent toujours en première classe.

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