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How I accidentally upgraded my life for €1
There I was, doing what modern humans do best: half-watching television, half-scrolling through the internet, fully committing to neither, with a drink performing the important role of hand ballast. A state of consciousness best described as “technically awake.” Scientists call it multi-tasking. My wife calls it “are you even listening to me?”
And then, through the beautiful fog of mild distraction, an ad from Orange France materialised on my screen like a divine revelation. The message was simple, almost offensively so: “Hey existing customer, fancy swapping your 2 Gbps connection for 10 Gbps? That’ll be one extra euro a month, please.”
One. Euro.
I’ve lost more than that down the back of the sofa. I once tipped a parking meter that much by accident. And here was my internet provider — an entity not historically renowned for its generosity — offering to multiply my connection speed by five for roughly the price of a third of a bad coffee.
There is, of course, a €40 setup fee, because nothing in life is entirely free and the universe demands at least a small toll for joy. I paid it with the enthusiasm of a man who has just been told the surgery is routine.
Now, here’s the thing about 2 Gbps — it sounds extraordinary. It is extraordinary, in the abstract. Say it at a dinner party and watch people nod respectfully as though you’ve said something meaningful about geopolitics. But then you get home and remember that your household internet connection is essentially a public transport system: the bandwidth gets divided among every gadget that has ever had the audacity to connect to your WiFi. Phones. Tablets. Smart plugs. The television that apparently needs to phone home to South Korea at 3am. The fridge that I’m fairly sure is developing opinions.
The result? A real-world speed on my main computer of around 930 Mbps — which, let’s be honest, is still ludicrously fast and I should be deeply grateful — but it’s the principle of the thing.
The new router arrived this morning. A sleek, purposeful little box that looks like it means business. It took me approximately four minutes to swap it out, which is frankly four minutes of my life I’m delighted to have spent that way. It now sits there, blinking quietly, brimming with potential it is not yet permitted to unleash. Orange France will apparently flick the magical 10 Gbps switch tomorrow, which means I currently own a supercar that’s parked in the garage while I wait for my driving licence to arrive by post.
Tomorrow cannot come fast enough.
Though let’s be honest — at 10 Gbps, even time itself should be loading a bit quicker.

🇫🇷
La soif de vitesse
Comment j’ai accidentellement amélioré ma vie pour 1 Euro
Me voilà donc, faisant ce que les humains modernes font de mieux : regardant la télévision à moitié, scrollant sur internet à moitié, ne m’engageant pleinement dans aucun des deux, avec un verre assumant l’important rôle de lest pour la main. Un état de conscience que l’on pourrait décrire comme “techniquement éveillé.” Les scientifiques appellent ça du multi-tasking. Ma femme, elle, appelle ça “tu m’écoutes seulement ?”
Et puis, à travers le brouillard bienveillant de ma distraction tranquille, une publicité d’Orange France est apparue sur mon écran comme une révélation divine. Le message était simple, presque indécemment so : “Bonjour client fidèle, ça vous dirait d’échanger votre connexion 2 Gbps contre du 10 Gbps ? Ce sera un euro de plus par mois, s’il vous plaît.”
Un. Euro.
J’en ai perdu davantage entre les coussins du canapé. J’ai déjà donné autant à un parcmètre par accident. Et voilà que mon opérateur internet — une entité pas historiquement réputée pour sa générosité débordante — me proposait de multiplier ma vitesse de connexion par cinq pour à peu près le prix d’un tiers de mauvais café.
Il y a bien sûr des frais d’activation de 40€, parce que rien dans la vie n’est tout à fait gratuit et que l’univers exige au moins un petit péage pour accéder au bonheur. Je les ai payés avec l’enthousiasme d’un homme à qui l’on vient d’annoncer que l’opération est bénigne.
Voilà ce qu’il faut comprendre avec le 2 Gbps — ça sonne extraordinaire. C’est effectivement extraordinaire, dans l’absolu. Prononcez ces mots lors d’un dîner et regardez vos convives hocher la tête avec respect, comme si vous veniez de dire quelque chose de profond sur la géopolitique. Mais ensuite vous rentrez chez vous et vous vous souvenez que votre connexion internet est essentiellement un système de transport en commun : la bande passante se divise entre chaque appareil qui a jamais eu l’audace de se connecter à votre WiFi. Les téléphones. Les tablettes. Les prises connectées. La télévision qui semble avoir besoin d’appeler la Corée du Sud à 3h du matin. Le réfrigérateur qui, j’en suis presque certain, est en train de développer des opinions.
Le résultat ? Une vitesse réelle d’environ 930 Mbps — ce qui, soyons honnêtes, reste ridiculement rapide et devrait m’inspirer une profonde gratitude — mais c’est une question de principe.
Le nouveau routeur est arrivé ce matin. Une petite boîte élégante et déterminée qui a l’air de savoir ce qu’elle fait. Il m’a fallu environ quatre minutes pour effectuer le remplacement — quatre minutes de ma vie que je suis ravi d’avoir dépensées ainsi. Il est maintenant là, clignotant doucement, débordant d’un potentiel qu’il n’a pas encore le droit de libérer. Orange France va apparemment actionner le fameux interrupteur 10 Gbps demain, ce qui signifie que je possède actuellement une voiture de sport garée dans le garage en attendant que mon permis de conduire arrive par courrier.
Demain ne peut pas arriver assez vite.
Bien que, soyons honnêtes — à 10 Gbps, même le temps lui-même devrait se charger un peu plus rapidement.
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