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or possibly the next ten days
I missed last weekend’s recap, and I’m going to go ahead and pre-apologize for the next ten days too, because in approximately three hours the small kiddies and their parents touch down in Carcassonne, and with them, the tranquility of this household enters a managed decline from which it will not recover until further notice.
I have spent the morning preparing accordingly. This mostly meant wrestling the children’s car seats into position, a task that reveals with brutal clarity that I do not, in fact, hold a master’s degree in mechanical engineering. Modern car seats are apparently designed by people who have never met a child, an adult, or a car, and who instead consulted only with the manufacturers of tension springs and existential despair. I emerged victorious, sweaty, and slightly humbled.
The car itself has also been washed, on the theory that arriving relatives judge the state of your life primarily by the state of your windshield. I’ve filled the tank too, in anticipation of the trip to the seaside that we will almost certainly be taking, because the canicule remains firmly in charge of the weather here. I should note, for the record, that I personally am bearing this heatwave with tremendous stoicism — hydrating diligently, exactly as recommended, still no alcohol. Whether this composure has anything to do with the air-con or the swimming pool sitting five meters from my chair is a question I choose not to investigate too closely.
In news from slightly further away — 400 kilometers further away, straight up — the ISS made another pass overhead last night. Six minutes of visibility starting at 23:01, gliding west to east at a stately 74 degrees, big enough that you can almost convince yourself you’re seeing the solar panels catch the light rather than just a very committed dot. Tonight it’s doing an encore, twice, at 22:08 and 23:45, which means I’ll be craning my neck skyward right on schedule — and now, so will a car full of newly landed houseguests, whether they were planning on it or not. Nothing says “welcome to Carcassonne” quite like being handed a lawn chair and told to look up.
On an amusing note, I got a message from the new owner of the Turtle 🐢— my dearly missed Mehari — with a full medical bulletin. The clutch has been changed, purely as a precaution, along with a few other bits and pieces. I am delighted to report that the operation was a success and the patient is now fully recovered and cleared to hit the road.
There’s something deeply reassuring about hearing your old car is in good hands and better health than when you last saw it, even if it does feel a bit like getting a postcard from an ex who’s doing great.
See you all in ten days, tanned, outnumbered, and hopefully still hydrated.
🇫🇷
Pas de récap cette semaine (ni peut-être des dix prochains jours, té)
Bonnes gens, je n’ai pas fait mon récap le week-end dernier, et je m’excuse par avance pour les dix jours qui viennent, parce que dans environ trois heures, les petiots et leurs parents débarquent à Carcassonne, et avec eux, la tranquillité de cette maison entre dans un déclin organisé dont elle ne se relèvera pas de sitôt. Peuchère.
J’ai passé la matinée à me préparer comme il faut. Ce qui a surtout voulu dire lutter, tel un forcené, avec les sièges auto des enfants pour les fixer dans la voiture. Un travail qui révèle, avec une clarté brutale, que je n’ai pas, moi, le diplôme d’ingénieur mécanicien qu’il faudrait. Ces sièges auto modernes, on dirait qu’ils ont été dessinés par des gens qui n’ont jamais rencontré ni un enfant, ni un adulte, ni une voiture — mais qui ont plutôt pris conseil auprès des fabricants de ressorts à tension et de désespoir existentiel. Té, j’en suis sorti vainqueur, tout suant, et un brin humilié.
La voiture, elle, a été lavée aussi, sur la théorie que la famille qui arrive juge l’état de votre vie d’abord à l’état de votre pare-brise. J’ai fait le plein également, en prévision du fameux voyage à la mer qu’on va très certainement faire, vu que la canicule, elle, ne compte pas lâcher l’affaire de sitôt. Je précise, pour la postérité, que je supporte personnellement cette chaleur avec un stoïcisme admirable — je m’hydrate comme il se doit, toujours pas une goutte d’alcool, fadaise que je suis. Que cette sérénité ait un rapport quelconque avec la clim ou la piscine à cinq mètres de mon transat, ça, c’est une question que je préfère ne pas trop creuser.
Nouvelle amusante : j’ai reçu un message du nouveau propriétaire de la Tortue 🐢— ma Méhari tant regrettée — avec un bulletin de santé complet. On lui a changé l’embrayage, par précaution pure, et quelques autres bricoles avec. Je suis ravi d’apprendre que l’opération s’est bien passée et que la patiente est requinquée et prête à reprendre la route. Il y a quelque chose de bougrement réconfortant à savoir que sa vieille voiture est entre de bonnes mains et se porte mieux qu’au jour où on l’a quittée — même si ça fait un peu carte postale d’une ancienne qui s’en sort très bien sans vous, té.
Sur un tout autre sujet, plus céleste celui-là, j’ai revu passer l’ISS hier soir. Mon application disait six minutes de visibilité à partir de 23h01, filant d’ouest en est à 74 degrés, si grande qu’on croirait presque deviner le reflet des panneaux solaires plutôt qu’un simple point qui se donne des airs. Et ce soir, rebelote, deux fois même, à 22h08 et 23h45. J’y serai, le nez en l’air, aussi sûr que l’accent qu’on a par ici — et les invités tout juste débarqués aussi, qu’ils l’aient prévu ou non. Rien de tel pour souhaiter la bienvenue à Carcassonne que de leur coller une chaise longue dans les mains en leur disant de regarder le ciel.
On se revoit dans dix jours, bronzés, en sous-nombre, et avec un peu de chance, toujours bien hydratés. Adieu-siatye !
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