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I am now starting my third week of injecting my weekly dose of what I shall simply call the Wonder Molecule. I will not name it. I will not promote it. I will not pretend I was sent it for free. I am not an influencer. I don’t do partnerships, hashtags, or “You guys asked me so here it is”.
I just inject myself once a week and get on with my life. My way.
The official mission is sensible and responsible: further stabilise my diabetes.
The unofficial mission is older, more emotional, and frankly more exhausting: losing weight. A battle that has been ongoing since the beginning of last summer.
I tried to be virtuous. Diet-wise, I did everything right. I even went weeks without alcohol — a heroic sacrifice that deserves recognition, if not a medal. The result? Almost 5kg lost in the first five weeks. I briefly believed I had finally outsmarted my metabolism.
Naturally, it all came back.
Possibly overnight.
Possibly laughing.
So here we are again, but this time with chemical reinforcement. Two weeks in, I am already 3kg down, and — plot twist — I’m not constantly hungry. No gnawing cravings, no dramatic staring contests with the fridge, no existential despair caused by lettuce. This alone feels suspiciously miraculous.
The goal remains unchanged: 77kg maximum.
This morning, I dipped under 81kg, which may sound trivial to the untrained ear, but in my personal mythology this counts as a significant victory.
There is, however, a price to pay. There is always a price.
To give this experiment a fair chance, I have temporarily put my social calendar into low-power mode. Because seeing friends almost inevitably involves a drink being offered, followed by someone saying the most dangerous sentence in the language:
“Shall we eat out?”
Fortunately — and this is where seasonal timing saves me from myself — many bars and restaurants are currently closed for their annual holidays. Temptation is therefore limited. So is fun. It’s a quiet time. A little dull. The kind of dull that makes you wonder if this is what monks feel like, minus the spirituality.
And as if that weren’t enough, the weather has turned aggressively wet. Not “refreshing rain”, but “biblical inconvenience”. Going for long walks, which would help in my quest, has become impractical unless I plan to swim part of the way. I admire commitment, but I’m not training for an amphibious lifestyle.
So I stay in.
I read. A lot. Books. Comics. Entire worlds unfold while I sit perfectly still, burning almost no calories at all. Irony is everywhere. And yet, despite all this reading, I haven’t felt particularly inspired to write. Maybe it’s the weather. Maybe it’s the lack of wine. Maybe it’s just the winter blues quietly doing their thing.
Or maybe it’s simply one of those phases where you’re doing the right thing, patiently, stubbornly, without fireworks. The kind of phase that doesn’t produce great stories — yet.
Still, the scales are moving.
The rain will eventually stop.
And inspiration, like weight loss, tends to arrive when you stop chasing it too aggressively.
As always, I’m doing it my way.
Even if my way currently involves a syringe, an umbrella, and saying “no thanks” far more often than I’d like.
🇫🇷
Chronique d’un hiver sans pastis
Voilà donc que j’entame ma troisième semaine de piqûres hebdomadaires d’une molécule merveilleuse. Je ne dirai pas son nom. Pas par mystère, non — simplement parce que je ne suis pas influenceur. Je n’ai pas de code promo, pas de partenariat, et personne ne m’a demandé de dire « franchement, c’est incroyable ».
Je me pique. Une fois par semaine. Calmement. À l’ancienne. Et on n’en parle plus.
L’objectif officiel est respectable, presque sérieux : stabiliser encore un peu mieux mon diabète.
L’objectif officieux, lui, me poursuit depuis l’été dernier, comme une vieille connaissance un peu envahissante : perdre du poids. Définitivement, si possible. Sans qu’il revienne avec sa famille au premier relâchement.
J’ai pourtant essayé. Oh, que j’ai essayé.
Côté alimentation, j’ai été exemplaire. Des semaines sans alcool — une performance qui, chez nous, mérite au minimum une médaille communale. Résultat : presque cinq kilos envolés en cinq semaines. J’y ai cru. Comme on croit aux beaux discours et aux lendemains qui chantent.
Évidemment, tout est revenu.
Tranquillement.
Sans même frapper à la porte.
Alors cette fois, j’ai sorti l’artillerie moderne. Et voilà que, deux semaines plus tard, trois kilos se sont déjà fait la malle. Et le plus étonnant — tenez-vous bien — c’est que je n’ai pas faim. Pas cette faim sournoise, collante, qui vous fait négocier avec le placard à dix heures du soir. Non. Le calme. Presque la paix.
Le cap reste le même : 77 kilos maximum.
Ce matin, je suis passé sous la barre des 81 kilos. Pour certains, ce n’est qu’un chiffre. Pour moi, c’est un événement. Une petite victoire silencieuse, mais savoureuse.
Seulement voilà… dans la vie, rien n’est jamais simple. Même quand ça va mieux.
Pour mettre toutes les chances de mon côté, j’ai mis ma vie sociale en veille. Parce que voir les amis, chez nous, ça commence rarement par « une tisane ». Il y a toujours quelqu’un pour proposer un verre. Puis un autre pour suggérer un restaurant. Et avant que vous ayez compris, vous êtes perdu.
Heureusement — et c’est là que la saison joue pour moi — beaucoup de bars et de restaurants sont fermés pour leurs congés annuels. La tentation est limitée. L’ennui, lui, est bien ouvert. C’est une période un peu creuse. Silencieuse. Presque monacale. Il ne manque que la bure.
Ajoutez à cela une pluie persistante, épaisse, généreuse, une pluie qui vous pénètre jusqu’aux intentions. Aller marcher ? Bien sûr. À condition d’aimer les flaques, le vent et les chaussettes humides. J’ai renoncé. Même la volonté a ses limites.
Alors je reste dedans.
Je lis. Beaucoup. Des livres, des bandes dessinées. Je voyage sans bouger. Je m’évade sans brûler la moindre calorie. Et pourtant, malgré toutes ces histoires, je ne me sens pas très inspiré pour écrire. Peut-être est-ce le temps. Peut-être l’absence de vin. Peut-être ce qu’on appelait autrefois les humeurs de l’hiver.
Ou peut-être est-ce simplement un moment de transition. Un de ces moments où l’on fait ce qu’il faut, sans éclat, sans fanfare, en attendant que les choses se mettent doucement en place.
Le poids descend.
La pluie finira bien par s’arrêter.
Et l’inspiration, comme les beaux jours, revient toujours quand on ne la presse pas trop.
En attendant, je continue.
À ma façon.
Même si, pour l’instant, ma façon ressemble à une piqûre, un parapluie… et beaucoup de patience.
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