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When cars were fast, airports were easy and Steve McQueen was cool
🍿 So there I was last night, doing what any reasonable person does on a random weeknight—rewatching Bullitt for approximately the 47th time. Because apparently, I need to verify, yet again, that yes, the 1968 car chase through San Francisco is still the greatest thing ever committed to celluloid.
And spoiler alert: it absolutely is.
🍿 For the uninitiated (and honestly, who are you people?), Bullitt features what may be the most testosterone-fueled ten minutes in cinema history. Steve McQueen, looking effortlessly cooler than any of us will ever manage in our entire lives, pilots a Highland Green Mustang GT 390 through the streets of San Francisco like he’s being chased by… well, a Dodge Charger, actually. Not a Challenger—let’s give credit where credit’s due to that menacing black beast of a car. These two American muscle legends proceed to bounce, screech, and fly their way through what I can only assume was the world’s most understanding city permit office.
🍿 The thing is, watching this chase scene in 2026 still feels fresh. No CGI. No Fast & Furious physics-defying nonsense where cars become sentient flying machines. Just two angry V8s, some questionable suspension systems, and what I suspect was Steve McQueen’s complete disregard for his insurance premiums. It’s automotive poetry, and it hasn’t aged a day.
But then came the airport scenes, and suddenly I was experiencing what anthropologists call “acute temporal whiplash.”
🍿 Picture this: McQueen just… walks into the airport. Right up to the gate. No three-hour security theater. No removing shoes, belts, laptops, dignity, and firstborn children. No TSA agent judging your toiletries like they’re curating a museum exhibit. People are literally seeing their loved ones off at the gate, waving goodbye through those big windows while planes taxi by.
It’s like watching science fiction, except it’s the past.
🍿 And then—oh, and then—the Boeing 707s appear, and suddenly I’m not laughing anymore. I’m having feelings. Actual feelings about an airplane that’s essentially a flying cigar tube with delusions of grandeur.
See, back in December 1973, young me boarded a TWA 707-300 for my second trip from New York to Paris. At the time, this was the absolute pinnacle of human achievement. The Concorde might have been zipping around being all supersonic and snooty, but the 707? That was my ship. Four engines screaming, that distinctive narrow-body profile, and an interior that probably had more ashtrays than seats (it was the ’70s; we all had different priorities).
Watching those 707s taxi in Bullitt hit me with a wave of nostalgia so powerful I nearly checked Expedia for time-travel flights. These magnificent machines, once the epitome of jet-age glamour, are now mostly retired to boneyards and aviation museums—where planes go to feel old and tell younger aircraft about “the good old days.”
The TWA livery. That red and white. The era when flying was an event, not a flying Greyhound bus experience where you’re fighting for armrest dominance and wondering if the person in 14C understands basic human hygiene.
🍿 So thank you, Bullitt. Thank you for the car chase that still makes my heart race. Thank you for reminding me that airports used to be places where humans were treated like humans, not potential threats who might be concealing a dangerous 4-ounce bottle of shampoo. And thank you for those gorgeous 707s, gleaming on the tarmac like the majestic aluminum birds they were.
🍿 I’ve “taped” the film—yes, that’s what we used to call it, kids, back when recording something involved actual magnetic tape and the very real possibility of accidentally recording over your sister’s soap opera—and added it to my digital collection. Which is itself a phrase that would have meant absolutely nothing to Steve McQueen in 1968, but here we are.
Some movies are just perfect time capsules. Bullitt is one of them: a reminder of when cars roared, airports were civilised, and Steve McQueen could make a turtleneck and tweed jacket look like action-hero attire.
Now if you’ll excuse me, I need to go watch that car chase again. For research purposes, naturally.
Vroom vroom, my friends. Vroom vroom.
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Quand les voitures rugissaient, les aéroports étaient civilisé et Steve McQueen était cool.
🍿 Donc voilà, hier soir, je faisais ce que toute personne raisonnable fait un soir de semaine lambda—je regardais Bullitt pour la 47ème fois environ. Parce qu’apparemment, j’ai besoin de vérifier, encore une fois, que oui, la course-poursuite de 1968 dans les rues de San Francisco reste la plus grande chose jamais capturée sur pellicule.
Et alerte spoiler : c’est absolument le cas.
🍿 Pour les non-initiés (et franchement, qui êtes-vous ?), Bullitt contient ce qui est probablement les dix minutes les plus chargées en testostérone de l’histoire du cinéma. Steve McQueen, affichant un cool naturel qu’aucun d’entre nous n’atteindra jamais de toute notre vie, pilote une Mustang GT 390 vert Highland à travers San Francisco comme s’il était poursuivi par… eh bien, une Dodge Charger, en fait. Pas une Challenger—rendons à César ce qui appartient à César pour cette bête noire et menaçante. Ces deux légendes du muscle car américain procèdent alors à rebondir, crisser et voler à travers ce qui ne peut être que le bureau des permis municipaux le plus compréhensif au monde.
Le truc, c’est qu’en 2026, cette scène de poursuite semble toujours fraîche. Pas de CGI. Pas de délires à la Fast & Furious où les voitures défient les lois de la physique et deviennent des machines volantes douées de conscience. Juste deux V8 énervés, des suspensions pour le moins discutables, et ce que je soupçonne être le mépris total de Steve McQueen pour ses primes d’assurance. C’est de la poésie automobile, et ça n’a pas pris une ride.
🍿Mais ensuite sont arrivées les scènes d’aéroport, et soudain j’ai vécu ce que les anthropologues appellent “un coup de fouet temporel aigu”.
Imaginez ça : McQueen entre dans l’aéroport. Directement jusqu’à la porte d’embarquement. Pas de théâtre sécuritaire de trois heures. Pas besoin de retirer chaussures, ceinture, ordinateur portable, dignité et enfant premier-né. Pas d’agent de sécurité qui juge vos produits de toilette comme s’il était en train de créer une exposition de musée. Les gens accompagnent littéralement leurs proches jusqu’à la porte, leur font au revoir à travers ces grandes fenêtres pendant que les avions circulent.
C’est comme regarder de la science-fiction, sauf que c’est le passé.
🍿Et puis—oh, et puis—les Boeing 707 apparaissent, et soudain je ne ris plus. J’ai des émotions. De vraies émotions pour un avion qui est essentiellement un cigare volant avec des délires de grandeur.
Voyez-vous, en décembre 1973, le jeune moi montait à bord d’un TWA 707-300 pour mon deuxième voyage de New York à Paris. À l’époque, c’était le summum absolu de la réussite humaine. Le Concorde faisait peut-être le malin en mode supersonique et snob, mais le 707 ? C’était mon vaisseau. Quatre moteurs hurlants, ce profil fuselage étroit si distinctif, et un intérieur qui avait probablement plus de cendriers que de sièges (c’était les années 70 ; on avait tous des priorités différentes).
Regarder ces 707 circuler sur le tarmac dans Bullitt m’a frappé d’une vague de nostalgie si puissante que j’ai failli vérifier sur Expedia s’il existait des vols dans le temps. Ces machines magnifiques, autrefois l’incarnation du glamour de l’ère du jet, sont maintenant pour la plupart reléguées aux cimetières d’avions et musées de l’aviation—là où les avions vont se sentir vieux et raconter aux appareils plus jeunes “le bon vieux temps”.
La livrée TWA. Ce rouge et blanc. L’époque où prendre l’avion était un événement, pas une expérience de bus Greyhound volant où vous vous battez pour l’accoudoir en vous demandant si la personne au 14C comprend les rudiments de l’hygiène humaine.
🍿Alors merci, Bullitt. Merci pour la course-poursuite qui fait encore battre mon cœur. Merci de me rappeler que les aéroports étaient autrefois des endroits où les humains étaient traités comme des humains, pas comme des menaces potentielles susceptibles de dissimuler un dangereux flacon de shampooing de 100 ml. Et merci pour ces magnifiques 707, resplendissants sur le tarmac comme les majestueux oiseaux d’aluminium qu’ils étaient.
🍿J’ai “enregistré” le film—oui, c’est comme ça qu’on disait à l’époque, les jeunes, quand enregistrer quelque chose impliquait une vraie bande magnétique et la possibilité bien réelle d’enregistrer accidentellement par-dessus le feuilleton de votre sœur—et l’ai ajouté à ma collection numérique. Ce qui est elle-même une expression qui n’aurait absolument rien signifié pour Steve McQueen en 1968, mais nous y voilà.
Certains films sont de parfaites capsules temporelles. Bullitt en est un : un rappel d’une époque où les voitures rugissaient, les aéroports étaient civilisés, et Steve McQueen pouvait faire d’un col roulé et d’une veste en tweed une tenue de héros d’action.
Maintenant, si vous voulez bien m’excuser, je dois aller revoir cette course-poursuite. Pour des raisons de recherche, naturellement.
Vroum vroum, mes amis. Vroum vroum.
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