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A tale of two travel authorisations
Next month, I have the pleasure of transiting via Los Angeles (LAX) en route from Paris to the South Pacific. My stopover is a brief couple of hours—just long enough for the airline to execute their finely choreographed ballet of crew changes, aircraft cleaning, and, most crucially, refueling for the next 12-hour airborne endurance test. Of course, one must disembark during this time, a delightful opportunity to stretch one’s legs and take a brisk stroll to the nearest Air France lounge for a refreshing beverage and a bite to eat. So far, so good.
However, unlike the far more civilised EU approach to transit, this brief layover in LAX requires one to engage in the ever-thrilling experience of U.S. passport control—yes, even if you’re merely stretching your legs and not actually entering the country. As a bonus, this means applying in advance for an ESTA, the U.S. travel authorisation that generously demands a modest $21 fee for the privilege of existing within an airport terminal. Given the current state of affairs in the U.S.—administration cuts, government turmoil, and general chaos—I figured I’d better apply for my Electronic System for Therapy Aid (otherwise known as ESTA) as soon as possible, lest the system collapse before my request is processed.
To my astonishment, I applied yesterday afternoon without a hitch and received my authorisation almost immediately. A rare and unexpected efficiency—kudos, America!
Buoyed by this minor triumph, I decided to tackle the British equivalent today. As of April 2nd, the UK has introduced the ETA (Electronic Travel Authorisation), ensuring that passengers like myself must obtain official permission before being graciously allowed to wander into the country.
The UK, in its infinite wisdom, has designed a compulsory app-based system for this process, which I obediently downloaded. Upon launching the app, I was met with a message as quintessentially British as a queue outside a fish and chip shop: “Sorry, the service is busy. Try again later.”
Ah yes, the UK, home of world-class mediocre service, where one must be prepared to battle bureaucracy at every turn. I am scheduled to travel on April 1st, a date that now seems ominously appropriate. No doubt this entire situation is an elaborate April Fools’ prank by the British government, but unfortunately, I’m not laughing.
In the meantime, I shall persist, periodically hammering the refresh button on my phone like a lab rat in a dubious psychological experiment. With luck, I may yet be granted the immense privilege of passing through a UK airport without incident. Fingers crossed.
I have to be careful, though, and perhaps not too critical, because the EU is also introducing a similar system. As an EU citizen, I won’t have to use it, but I do wonder how effective it will be. Let’s hope it’s not a remake of the British or American administrative nightmare!
🇫🇷
Les joies du voyage aerien moderne
Une hoistoire de deux systèmes
Le mois prochain, j’aurai le plaisir de transiter par Los Angeles (LAX) en route de Paris vers le Pacifique Sud. Mon escale est brève – juste assez de temps pour que la compagnie aérienne exécute son ballet millimétré de changement d’équipage, de nettoyage de l’appareil et, surtout, de ravitaillement pour le prochain marathon aérien de 12 heures. Évidemment, il faut débarquer durant ce laps de temps, une occasion rêvée de dégourdir ses jambes et de faire une petite promenade jusqu’au salon Air France le plus proche pour une boisson rafraîchissante et une collation. Jusqu’ici, tout va bien.
Cependant, contrairement à l’approche bien plus civilisée de l’UE en matière de transit, cette brève escale à LAX nécessite de se frotter aux contrôles des passeports américains – oui, même si vous vous contentez d’étirer vos jambes et que vous ne mettez pas réellement un pied sur le territoire. Cerise sur le gâteau, il faut également faire une demande préalable d’ESTA, cette fameuse autorisation de voyage aux États-Unis qui exige la modique somme de 21 $ pour le privilège d’exister dans un terminal d’aéroport. Étant donné l’état actuel des choses aux États-Unis – coupes budgétaires, chaos administratif et autres réjouissances – j’ai jugé plus prudent de faire ma demande au plus vite avant que le service ne s’effondre complètement.
À ma grande surprise, j’ai soumis ma demande hier après-midi sans encombre et j’ai reçu mon autorisation presque immédiatement. Une efficacité rare et inattendue – bravo, l’Amérique !
Forts de ce succès, je me suis dit qu’il était temps d’affronter l’équivalent britannique. À partir du 2 avril, le Royaume-Uni a introduit l’ETA (Electronic Travel Authorisation), rendant obligatoire l’obtention d’un permis officiel même pour les passagers en simple transit.
Le Royaume-Uni, dans son infinie sagesse, a conçu un système exclusivement basé sur une application, que j’ai docilement téléchargée. En l’ouvrant, je suis accueilli par un message aussi typiquement britannique qu’une file d’attente devant une boutique de fish and chips : « Désolé, le service est occupé. Veuillez réessayer plus tard. »
Ah oui, le Royaume-Uni, berceau du service médiocre par excellence, où l’on doit s’attendre à devoir se battre contre la bureaucratie à chaque étape. Je suis censé voyager le 1er avril, une date qui semble soudainement bien ironique. Il ne fait désormais plus aucun doute que toute cette situation est une vaste plaisanterie du gouvernement britannique à l’occasion du poisson d’avril… mais malheureusement, je ne ris pas.
En attendant, je persévère, martelant régulièrement le bouton d’actualisation de mon téléphone comme un rat de laboratoire dans une expérience psychologique douteuse. Avec un peu de chance, j’obtiendrai peut-être le privilège incommensurable de traverser un aéroport britannique sans encombre. Croisons les doigts.
Je dois cependant faire attention et peut-être ne pas trop critiquer, car l’UE introduit également un système similaire. En tant que citoyen européen, je n’aurai pas à l’utiliser, mais je me demande bien quelle sera son efficacité. Espérons que ce ne soit pas un remake du cauchemar administratif britannique ou américain !
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