Excursion en Auvergne


There are birthday parties, and then there are birthday parties. Bob II’s 80th fell squarely into the second category — though why the “II”, I shall not explain here. Life is too short, and besides, some mysteries are best left intact.


Bob and I go back more than twenty years, our friendship forged, as so many good ones are, in the crucible of Le Mans. He joined the yearly pilgrimage, became part of the crew, and never really left — in the best possible sense. We’d kept in touch in that pleasant, intermittent way that suits busy people, and even managed a lunch together a few months back in Lagrasse. So when the invitation arrived for a birthday weekend in the Auvergne, I accepted with something approaching genuine delight.
The drive up from Carcassonne was painless. We took the A75 — one of my favourite motorways in France, threading its way through the Gorges du Tarn and over the frankly preposterous Millau viaduct — with a strategic lunch stop at the halfway mark. Five hours and change later, we were in Clermont-Ferrand.

Bob and Jane


🍾Thursday evening set the tone: reunion with Bob and family, a gîte at the foot of the Puy de Dôme housed in a converted cement factory (polished concrete floors, walls and ceilings — brutal in name, oddly cosy in practice) which also is a creperie, and dinner in town with the first wave of arrivals. One begins to sense this will not be a quiet weekend.


🌋 Friday confirmed it. We rode the panoramic train up the Puy de Dôme — the views are extraordinary, and the paragliders riding the thermals appeared to have solved the problem of gravity altogether.

Down again, then off to Vulcania for volcanoes and planetarium, before a reconvening at Melissa and Thomas’s house for what was officially billed as Lasagne Friday. By this point the Belgian contingent had landed, bringing with them their characteristic good humour, an impressive selection of Belgian beers, and the initiative to organise a tasting in Thomas’s wine cellar. Nobody complained.

(Photo to follow)


🍷Saturday was a morning stroll around the old town and the cathedral, followed by the main event: the birthday party, conveniently held at our own gîte, which meant the commute home was measured in steps rather than kilometres. Ninety-odd guests, sausages and aligot, sunshine, wine, good music, and the kind of conversations you find yourself hoping will continue. I met several people I intend to keep in touch with — among them Marjorie, who works in a world where Space Invaders are considered serious urban art, which immediately made her one of the more interesting people in the room.


I managed to catch the final 45 minutes of the WEC 6 Hours of Spa on my phone — an unprecedented double win for the BMW Hypercars, the details of which I’ll save for the Le Mans blog where such things can be properly celebrated.


🥩 Sunday brought rain, a market in Cébazat (flowers for Melissa, asparagus for us), and a magnificently defiant BBQ lunch — côtes de bœuf grilled in the drizzle with the kind of Gallic indifference to weather that one can only admire.

I finished the evening at the gîte’s sole bar with a couple of large whiskies, my first real alcohol of the entire weekend, having been on driving duty throughout. Reader, I had earned them.


By 4am Monday I was wide awake, which is how these notes came to be written. The Auvergne delivered on every count. But more than the volcanoes, the viaduct, the concrete ceilings or the Belgian beer — it was four days of friendship in its most straightforward and generous form. Bob II turns 80 exactly once. We were glad to be there.


🇫🇷

Excursion en Auvergne


Il y a les fêtes d’anniversaire, et puis il y a les fêtes d’anniversaire. Les 80 ans de Bob II appartenaient résolument à la seconde catégorie — quant au “II”, je n’en dirai rien ici. La vie est trop courte, et certains mystères méritent de le rester.


Bob et moi nous connaissons depuis plus de vingt ans, une amitié forgée, comme tant des meilleures, dans le creuset du Mans. Il avait rejoint le pèlerinage annuel, était devenu l’un des nôtres — dans le meilleur sens du terme. On s’était retrouvés quelques mois plus tôt pour déjeuner à Lagrasse, par ce hasard heureux qui récompense ceux qui restent en contact. Alors quand l’invitation est arrivée pour un week-end d’anniversaire en Auvergne, j’ai accepté avec ce qu’on pourrait appeler, sans exagérer, un enthousiasme sincère.


La route depuis Carcassonne fut sans histoire. On a pris l’A75 — une de mes autoroutes préférées, qui se faufile à travers les Gorges du Tarn avant de franchir le viaduc de Millau, ouvrage franchement indécent dans sa beauté — avec un arrêt déjeuner stratégique à mi-chemin. Cinq heures plus tard, nous étions à Clermont-Ferrand.


Le jeudi soir donna le ton : retrouvailles avec Bob et sa famille, installation dans un gîte au pied du Puy de Dôme logé dans une ancienne cimenterie — sols, murs et plafonds en béton ciré, brutal dans le principe, étrangement douillet dans les faits — puis dîner en ville avec les premiers arrivants. On sentait déjà que le week-end ne serait pas de tout repos.


Le vendredi confirma les présages. On prit le train panoramique jusqu’au sommet du Puy de Dôme — le panorama est saisissant, et les parapentistes qui tournoient dans les thermiques semblent avoir définitivement réglé leur compte à la gravité. Redescendus, cap sur Vulcania pour les volcans et le planétarium, avant de se retrouver chez Melissa et Thomas pour ce qui était officiellement intitulé le Lasagne Friday. Le contingent belge avait débarqué entre-temps, apportant dans ses bagages la bonne humeur propre à cette nation, une sélection de bières belges fort sérieuse, et l’initiative d’organiser une dégustation dans la cave de Thomas. Personne ne s’y opposa.


Le samedi, flanerie matinale dans la vieille ville et sa cathédrale de pierre noire volcanique — car ici, même les pierres se souviennent que la terre est vivante — avant l’événement principal : la fête d’anniversaire, tenue par bonheur dans notre propre gîte, ce qui réduisait le trajet du retour à quelques enjambées. Une bonne grosse foule de convives, saucisses et aligot, soleil, vin, bonne musique, et ces conversations qu’on espère interminables. J’ai fait la connaissance de plusieurs personnes que je compte bien ne pas perdre de vue — dont Marjorie, qui évolue dans un monde où les Space Invaders sont considérés comme de l’art urbain sérieux, ce qui en faisait d’emblée l’une des personnes les plus intéressantes de la pièce.
J’ai réussi à attraper les 45 dernières minutes des 6 Heures de Spa du WEC sur mon téléphone — une double victoire sans précédent des BMW Hypercar, que je me réserve de célébrer dignement sur le blog Le Mans, là où de telles choses méritent d’être traitées avec le sérieux qu’elles requièrent.


Le dimanche, la pluie. Un marché à Cébazat — fleurs pour Melissa, asperges pour nous — puis un déjeuner d’une magnifique insolence : des côtes de bœuf grillées sous la bruine, avec cette indifférence toute méridionale aux caprices du ciel qu’on ne peut qu’admirer. La soirée s’acheva au seul bar du coin avec deux grands whiskies bien mérités — les premiers vrai alcools du week-end, ayant assuré le volant depuis le départ. On n’est pas peu fier.


À 4h du matin ce lundi, les yeux grands ouverts, c’est ainsi que ces quelques lignes ont vu le jour. L’Auvergne a tenu toutes ses promesses. Mais plus que les volcans, le viaduc, le béton ciré ou les bières belges — ce furent quatre jours d’amitié franche et généreuse, à la bonne franquette, comme on sait encore le faire par ici. Bob II n’a 80 ans qu’une fois. On était bien contents d’y être.


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