June in the rearview mirror

🇬🇧

which is fitting since I just sold the mirror

June, I hardly knew ye. Which is strange, because you’re allegedly my favorite month and we go way back — same week as my birthday, same week as the summer solstice, the universe apparently deciding that if it was going to give me the longest day of the year, it had better also give me the most expensive 24 hours of racing on the planet to fill it with. Le Mans, the longest day, and my birthday all RSVP’d “yes” to June in the same breath, and somehow June still managed to be over before I’d finished unwrapping the candles.

Let’s tally the damage, shall we? Summer arrived. The solstice did its showing-off thing. I aged a year, presumably with style. Le Mans delivered its annual sleep-deprivation festival. Friends visited. The beach finally got hot enough to justify the SPF I’d been hoarding. And — because apparently 30 days wasn’t a tight enough squeeze — I also fit in a short weekend family reunion in the spiritual capital of nougat, a place where the local economy appears to run entirely on almonds, honey, and regional pride. I came back sticky with more than just sunscreen.

You’d think that would be plenty. You’d be wrong, because June also asked me to sell the Mehari.

I want to be clear about my emotional state here: I am not fine. The Turtle — my trusted, sun-bleached, faintly ridiculous classic Citroën — has left the building, garage, and my life, under what I can only describe as gentle but unrelenting pressure from my better half, who has apparently decided that a man my age does not need a car with the structural integrity of a beach umbrella. She may have a point. I refuse to admit that on the record. Time, and possibly therapy, will tell whether this was wisdom or betrayal.

So that was June: a greatest-hits album crammed into a single’s runtime, plus an unscheduled heartbreak.

Now July has shown up, taken one look at June’s calendar, and said “hold my rosé.” Same relentless pace, same parade of visitors, plus grandkids in the mix and the double pleasure of two genuinely favorite capitals — Paris and London — both demanding my attention like exes who suddenly remember they liked me.

As for right now: I’m writing this from a near-deserted Leucate Plage, doing the deeply modern thing of planning my month on actual paper, the way our ancestors did before someone invented the notion of “syncing.” This is happening between two restorative digestive naps, because lunch was, once again, excellent, and once again I am drinking nothing but water with it — a streak I am choosing to be smug about. Two weeks running now, Biquet Plage has fed me properly while I behave myself liquid-wise. I see you, Biquet. I appreciate you.

As soon as I’m home, this paper calendar gets scanned, uploaded, and reluctantly synced into the 21st century. Until then, I remain a man with a tan, a full stomach, an empty garage, and a July that already looks suspiciously like June wearing a different shirt.

Torn calendar pages with storm clouds, lightning, and words like stress, deadlines, and storm
A chaotic collage of calendar pages and storm imagery illustrating a turbulent month

🇫🇷

Juin dans le rétroviseur

ce qui tombe bien, vu que j’ai vendu le rétroviseur

Eh té, juin, je t’ai à peine vu passer ! C’est tout de même un comble, pour le mois qui est censé être mon préféré, l’animal. Mon anniversaire, le solstice d’été, le jour le plus long de l’année — tout ça arrive la même semaine, comme trois cousins qui débarquent sans prévenir, et en plus il fallait caser les 24 Heures du Mans là-dedans, parce que visiblement le bon Dieu a estimé que la journée la plus longue de l’année méritait aussi la course la plus longue de la planète. Résultat : entre les bougies à souffler et les moteurs à écouter, j’ai pas fermé l’Å“il, et le mois s’est barré sans même me dire au revoir.

Et vé, faisons les comptes, peuchère. L’été est arrivé. Le solstice a fait son numéro de cabotin. J’ai pris une année de plus, avec la classe qu’on me connaît. Le Mans m’a livré son festival annuel de nuits blanches. Les amis sont venus, la plage a enfin chauffé comme il faut, et — parce que trente jours c’était visiblement pas assez serré — j’ai même réussi à caser un petit week-end en famille au pays du nougat, vous savez, cette contrée bénie où l’économie tourne entièrement aux amandes, au miel et à la fierté locale. J’en suis revenu tout collant, et pas que de soleil.

On pourrait croire que ça suffisait, l’ami. Que nenni. Juin, dans sa grande générosité, m’a aussi demandé de vendre la Méhari.

Je tiens à être clair sur mon état : je ne vais pas bien, fada que je suis de le dire comme ça, mais c’est la vérité vraie. La Tortue — ma fidèle, increvable, et passablement ridicule Citroën, décolorée par quarante étés de soleil — a quitté le garage et ma vie, sous la pression douce mais implacable de ma chère et tendre, qui a visiblement décrété qu’un homme de mon âge n’a nul besoin d’une voiture avec la solidité structurelle d’un parasol de plage. Elle marque peut-être un point, té. Je refuse de l’admettre officiellement. Le temps — et sans doute un bon psychanalyste — dira si c’était sagesse ou trahison pure et simple.

Voilà donc pour juin : un best-of de toute une vie casé dans la durée d’un tube de l’été, plus un chagrin d’amour non prévu au programme.

Et maintenant voilà juillet qui pointe le nez, regarde l’agenda de juin, et dit “tiens mon pastis”. Même rythme effréné, même défilé de visiteurs, avec en prime les petits-enfants dans le tableau, et le double plaisir de mes deux capitales préférées — Paris et Londres — qui réclament toutes les deux mon attention comme deux anciennes fiancées qui se rappellent soudain qu’elles m’aimaient bien.

Pour l’instant, je vous écris depuis la plage quasi déserte de Leucate, occupé à planifier mon mois à l’ancienne, sur papier, comme le faisaient nos anciens avant que quelqu’un n’invente cette histoire de “synchronisation”. Tout ça se passe entre deux siestes digestives bien méritées, parce que le déjeuner, encore une fois, était excellent, et qu’une fois de plus je n’ai bu que de l’eau avec — une performance dont je suis assez fier, merci pour moi. Deuxième semaine de suite que Biquet Plage me nourrit comme il faut pendant que je me tiens à carreau côté boisson. Chapeau, Biquet. Continuez comme ça.

Dès que je rentre, ce calendrier en papier sera scanné, mis en ligne, et synchronisé bien malgré lui dans le vingt-et-unième siècle. D’ici là, je reste un homme bronzé, le ventre plein, le garage vide, et un mois de juillet qui ressemble furieusement à juin, juste avec une autre chemise sur le dos.


Return to Mission Control (J2S  Blog)

This entry was posted in Monthly Recaps. Bookmark the permalink.

1 Response to June in the rearview mirror

  1. Pingback: June in the rearview mirror 🇬🇧🇫🇷 | J2S

Leave a comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.