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Start saying “What instead”
There is one thing I genuinely struggle to understand: the fierce opposition to renewable energy. Not because people raise questions—that is perfectly healthy—but because so many objections seem to stop at “No.” There is rarely a credible answer to the obvious follow-up question: “What do you propose instead?”
Take wind turbines. Are they beautiful? Not particularly. But neither are water towers, electricity pylons, industrial estates or motorways. Somehow we have learned to live with those because they serve a purpose. Why should wind turbines be judged by a different standard?
The same argument is often used against solar farms. They are accused of taking up valuable agricultural land. Yet an increasing number of projects are demonstrating that this doesn’t have to be an either-or choice. Crops grown beneath elevated solar panels can actually benefit from the shade during periods of extreme heat, reducing water loss while generating clean electricity at the same time. That sounds more like innovation than sacrifice.
Here in France, we are fortunate to have a strong nuclear industry that has provided reliable, low-carbon electricity for decades. But we also have to face reality. Many of our nuclear power stations are reaching an age where major refurbishment is becoming both technically challenging and extraordinarily expensive. Some will eventually need replacing altogether.
And then there is another inconvenient fact: nuclear power is not immune to climate change. During periods of exceptional heat, several reactors have had to reduce output or temporarily shut down because rivers become too warm to provide adequate cooling without harming the environment. As heatwaves become more frequent, this is unlikely to remain an occasional problem.
This is precisely why putting all our eggs in one basket makes little sense.
Renewable energy sources complement one another. The sun shines during the day, often most strongly in summer. Wind frequently blows when the sun isn’t shining and is often stronger during winter months or at night. Offshore wind farms, meanwhile, are far less intrusive visually than many onshore installations while benefiting from more consistent winds.
Are wind and solar the final answer? Of course not.
We should also be investing far more seriously in tidal power, wave energy, improved battery storage, smarter electricity grids and the next generation of energy technologies. Tidal energy, in particular, has shown promise for decades but still feels like the forgotten member of the renewable family.
No single technology will solve our energy needs on its own. But dismissing every new solution because it is imperfect is a recipe for standing still.
The real debate should not be whether we like the look of a wind turbine.
It should be whether we are prepared to leave future generations with an ageing energy system, rising costs and increasing vulnerability to climate extremes simply because we refused to embrace change.
Perfection has never generated a single watt of electricity.
Progress does.
🇫🇷
Arrêtons de dire « non ». Commençons par dire « et alors, on fait quoi ? »
Il y a une chose que j’ai beaucoup de mal à comprendre : l’opposition quasi systématique aux énergies renouvelables. Non pas que l’on puisse poser des questions — c’est même indispensable — mais parce que les arguments se résument trop souvent à un simple « non ». Et lorsqu’on demande : « Quelle est votre alternative ? », le silence est généralement assourdissant.
Prenons les éoliennes. Sont-elles esthétiques ? Pas vraiment. Mais les châteaux d’eau ne le sont pas davantage. Les lignes à très haute tension non plus. Pas plus que les zones industrielles, les autoroutes ou les antennes-relais. Pourtant, nous les avons acceptés parce qu’ils répondent à un besoin collectif. Pourquoi les éoliennes seraient-elles jugées selon des critères différents ?
Les panneaux solaires sont souvent accusés de « manger » les terres agricoles. Là encore, la réalité est plus nuancée. De nombreuses expérimentations montrent aujourd’hui qu’il est possible de produire de l’électricité et des récoltes sur une même parcelle. Les cultures installées sous des panneaux surélevés profitent même parfois de leur ombre lors des épisodes de fortes chaleurs, limitant l’évaporation de l’eau et améliorant certains rendements. Voilà une belle illustration de ce que peut être l’innovation.
En France, nous avons la chance de disposer d’un important parc nucléaire qui nous fournit une électricité peu carbonée depuis plusieurs décennies. Mais il faut aussi regarder la réalité en face. Une grande partie de nos centrales vieillit. Leur prolongation nécessite des travaux gigantesques, d’une complexité technique et d’un coût considérables. Peut-on continuer ainsi indéfiniment ?
Un autre élément est souvent oublié : le nucléaire n’est pas insensible au changement climatique. Lors des fortes chaleurs, plusieurs réacteurs ont déjà dû réduire leur production, voire être arrêtés temporairement, parce que les rivières utilisées pour leur refroidissement étaient devenues trop chaudes. Avec des canicules de plus en plus fréquentes, cette situation risque malheureusement de se reproduire.
C’est précisément pour cette raison qu’il serait imprudent de miser sur une seule technologie.
Le vent et le soleil ne sont pas des concurrents, mais des alliés. Le soleil produit essentiellement le jour, particulièrement en été. Le vent souffle souvent davantage la nuit ou pendant l’hiver. Leurs productions sont complémentaires et contribuent ensemble à sécuriser notre approvisionnement en électricité. Quant aux parcs éoliens en mer, ils sont bien moins visibles depuis les côtes tout en bénéficiant de vents plus réguliers et plus puissants.
Les éoliennes et les panneaux photovoltaïques représentent-ils la solution parfaite ? Bien sûr que non.
Nous devons également investir beaucoup plus dans d’autres technologies prometteuses : l’énergie marémotrice, l’énergie des vagues, le stockage de l’électricité, les réseaux intelligents ou encore les nouvelles générations de réacteurs nucléaires. L’énergie des marées, notamment, fait l’objet de recherches depuis des décennies et mérite sans doute une attention bien plus grande qu’aujourd’hui.
Aucune technologie ne résoudra, à elle seule, tous nos besoins énergétiques. Mais rejeter systématiquement chaque solution au motif qu’elle n’est pas parfaite revient à refuser tout progrès.
Le véritable débat ne devrait pas porter sur l’esthétique d’une éolienne.
Il devrait porter sur la manière dont nous voulons garantir à nos enfants et petits-enfants une énergie abondante, abordable et décarbonée, dans un monde où les épisodes climatiques extrêmes deviennent la norme.
La perfection n’a jamais produit le moindre kilowattheure.
Le progrès, lui, en produit déjà.
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